Le vieillard, la terre et le ciel !
La terre lança un appel
Disant au ciel :
Je ne vois pas tes étoiles, ni ton soleil,
Sont-ils cachés dans ta profondeur ?
Ou bien ont-ils changé de couleur ?
Je ne vois pas de lumière !
Le ciel lui répondit
Disant à la terre :
Ni moi distingue,
Tes maisons de tes pierres,
Où sont tes montagnes,
Tes océans, tes fleuves, tes mers ?
Où sont tes hommes, tes femmes,
Les animaux, les jardins, les arbres?
Sont-elles envahies par la poussière ?
Ou tout est planté à l’envers…
?
Je ne vois que pierre sur pierre !
La terre se retourna vers ce
qu’elle abrite,
Elle voyait des grosses pierres,
Des tas de charges,
Même en ville ! Cria-t-elle !
Des pavés de villégiatures !
L’eau ! La mer !
L’ombre ! Le jardin ! Les fleurs !
Le fond bleu !
La colline de Fourvière et sa lumière,
Où sont-ils ? Où sont-elles ?
Les visiteurs ?
Les hommes et femmes,
De l’univers!
Mon Dieu ! Mon Dieu !
Qu’est ce que c'est?
Ces roches et ces pierres ! ?
Ô mon pauvre cœur !
Est ce des gens ?
Est ce des pierres ?
Répondez-moi ! ?
Pourquoi les choses se fanent en pierre ?
Vite ! Vite !
Plus vite !
Interroger les presses et livres?
Trop tard !
Le silence versa ses larmes,
Il a dû voir ma pauvre plume,
Séchée sur un papier blanc,
Sans écrits sans souvenirs,
Dur ! Dur !
J’ai appelé les urgences,
Venir, intervenir,
Quelque chose vient d’atterrir !
Un regard m’interdit d’écrire,
C’est émouvoir !
L’univers !
Notre univers!
S’emporte en simple poussière!
Décidément, il n’y a plus de liquide,
Visiblement, toute est solide ?
La terre appela de nouveau le
ciel,
Ô ciel !
Comprends-tu ?
J’abrite Paul et Pierre !
Paul la pierre !
Et, Pierre une autre pierre.
Rétorqua le ciel, disant à la terre :
« Ô Terre !
Tu m’appelles pour dire,
Qu’il faut appeler !
Paul pierre,
Un rat n’est pas un chat !
Un chat est un chat ».
Vois-tu, ces couleurs ?
Rouge, orangé,
Jaune, bleu, indigo, violet, et vert ! ?
Visibles dans mon univers !
Examines-tu cette averse ?
Conçois-tu ces nuages ?
Résolues en gouttelettes d’eau ?
Aperçois-tu cette dispersion de la lumière
?
Lumière solaire !
Observes-tu cette réfraction ?
Ouvres tes yeux,
C’est une réflexion multicolore,
De la lumière !
Distingues-tu les sept couleurs ?
Vois-tu l’arc-en-ciel ?
Regardes ce qui tourne autour,
Une face lumineuse !
Un hémisphère qui réfléchit
la lumière !
Il fait chaud, il fait froid .
Le soleil ! C’est une autre affaire !
Une atmosphère photosphère !
Des rayons solaires !
S’étendent dans l’espace,
Parviennent en 8 minutes,
Paul et Pierre sur terre.
Quant aux étoiles !
C’est la guerre !
Une guerre d’une matière interstellaire,
Diffus de gaz et de poussières,
Elles naissent dans l’espace,
Elles paraissent de la contraction de vastes nuages,
Vraisemblablement, elles possèdent des planètes.
La Terre voulut convaincre le
ciel,
Lui disait :
« Ton regard est visuel,
Vois-tu cette pierre ?
Une pierre adossée contre une autre pierre !
Ceci : est un vieillard,
Il est en pleine poussière,
Il connaît ton sol lunaire ;
Il était en ciel, il a vécu sur terre,
Le voilà ! Installé comme un hère,
Il raconte bien son histoire,
Celle qu’il a encore
En sa mémoire ».
Et, d’un regard,
Oblique et occasionnel,
A la fois, sensuel et visuel,
Intervint, dit le vieillard :
« C’est aussi compliqué,
En ciel qu’en terre !
Sur terre !
On explique les choses par la poussière,
Et quand on parle du ciel !
On ne trouve que le mot
Sphère sur sphère,
Tout gravite,
Dans un mystère système solaire ».
L e vieillard,
Résume son histoire,
Disant à la Terre :
« J’ai constaté neuf planètes
principales.
Et, j’ai distingué :
La plus proche du soleil
De la plus éloignée.
Prés de soleil,
Des planètes telluriques
Mercure, Vénus, Mars, et la Terre,
Petites planètes denses dotées d’une
croûte solide.
Plus loin de soleil,
Il y a des planètes géantes,
Saturne, Uranus, Neptune et Jupiter,
Peu denses massives, volumineuses,
Une atmosphère d’hydrogène et d’hélium
.
Dommage ! Je n'ai rien vu pour
Pluton,
Elle est mal connue ! ?
Elle paraît s’apparenter, aux planètes
telluriques,
Par ses dimensions,
Et aux planètes géantes,
Par sa densité ».
Disait le vieillard :
En finissant son histoire,
Un peu clair,
« Ô ciel, terre !
Pendant que je dormais,
Sur le sol lunaire,
J’ai rêvé que j’allais retourner
sur terre,
Et que je resterais fidèle à la poussière
».
Etre fin comme un sable,
Dense comme un galet,
Dur comme un rochet,
Tous naissent de la même matière.
Argile sont nos origines,
Nous sommes tous fragiles,
C’est écrit dans le Coran,
Dans la Bible, dans l’évangile.
J’étais encore sur
la planète terre,
Je me souviens:
D’Eve, et d’un rêve,
D’une vraie pierre adossée,
Contre une autre pierre,
Les deux jetaient par terre,
Leurs yeux, droit dans les yeux de la lune,
Elles cherchaient la lumière
Pour éclairer
La joue dorée, de la vraie pierre.
Ainsi cher ciel, chère terre
Exorde mon histoire.
Bouazza
BENBABOUCHE